À toi, le gars dans ma vie.

J’te l’dis toute suite, tu vas finir par te tanner de moi. C’pas que je veux que tu partes toute suite, c’est juste que j’préfère t’avertir toute suite, j’suis préparée à ça.

Je l’sais que pour l’instant c’est ben correcte les insécurités, le besoin de m’faire rassurer pis toute, mais un moment donné tu vas ben voir que y’a rien a faire avec moi. J’suis brisée pis j’pense même pas que c’est réparable. Tu vas t’rendre compte que tous les efforts que tu vas mettre vont tomber dans le vide. J’suis maganée, pis t’es pas prêt de voir à quel point.

J’te dis toute ça parce que oui j’ai dequoi pour toi, pis j’vais te l’dire, ça me fou la chienne. J’ai peur de redonner cette place-là si précieuse dans mon cœur à quelqu’un d’autre quand dans l’fond, l’ancien propriétaire a laissé ben des dégats. Pis c’est plate t’sais parce que tu mérites pas une fille avec le mental scrappé d’même. Pis c’qui me fait peur aussi c’est que t’es tellement différent de lui, pis j’sais pas comment dealer avec ça. J’veux dire, j’me sens pas comme une moins que rien près de toi, pis j’suis tellement pas habituée que j’trouve ça quasiment louche.

Le plus fou c’est qu’en te racontant toutes les atrocités que j’ai fait, je m’attendais encore à me faire répéter les mêmes paroles blessantes. Parce que t’sais à force de se les faires répéter, tu finis vraiment par croire que t’es un monstre. Pis au lieu de toute ça, tu m’as regardé pendant que j’avais les yeux qui baignaient dans un lac de larmes en me disant que non, je n’étais pas une mauvaise personne et que souvent les circonstances poussent les gens à agir comme j’ai agis. J’ai vraiment voulu t’expliquer pour qu’à la fin tu me haïsses comme les autres le font aujourd’hui, mais tu refuses de le faire, tu refuses de m’haïr.

Parce que t’sais j’ai vraiment envie de te présenter à ma famille pis j’veux que tout le monde te voit étant mon «chum» t’sais. Pis sincèrement j’suis contente de t’avoir dans ma vie. Tu m’as tellement aidée à me sortir de la pire passe de ma vie et à me débarasser de cet bel ami qu’on nomme la dépression. T’es juste pas prêt à dealer avec les cendres qui restent de mon âme, parce qu’il n’était pas capable de maintenir le feu en vie.

Tout ça pour te dire, mon homme. Je t’aime. Pis j’pense que j’serai jamais vraiment capable de te l’démontrer correctement parce que c’te petit bout de bonheur là, j’veux pas qu’il parte. Parce que je l’sais que j’le mérite, pis que je l’sais que tu m’aimes aussi. J’vais juste finir par te faire souffrir parce que j’saurai pu comment aimer. On m’a enlevé l’envie vois-tu.

Tu vas finir par te tanner, même si tu me dis non. Parce que j’le sais. J’le sais à quel point c’que j’suis devenue à cause de lui c’est pas beau à voir. Pis personne ne veut endurer ça.

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